Article paru Dans le Journal du Centre du Lundi 4 Fevrier ...
500.000 visites en quelques mois sur la toile. Tel est le record réalisé par les Neversois de "French Touch" grâce à un clip tourné en septembre. Rencontre avec la plus connue des équipes de danse électro du département.
Un dimanche de septembre à Nevers. Dans le quartier Saint-Arigle, un groupe de jeunes se déhanche sur de la musique électro devant l'objectif d'une caméra. Étrange ? Quelques jours plus tard, un clip apparaît sur la toile. Scénario bien ficelé, musique entraînante. Cinq mois ont passé. La vidéo a atteint la barre des 500.000 visites. Plus fort que l'apparition de notre Président dans un état anormal au sommet du G8 ! Le clip est même choisi pour illustrer un reportage d'une grande chaîne publique sur Dailymotion. Une médiatisation soudaine inhérente au phénomène Tecktonik né sur Internet. « Si tu n'as pas ta vidéo sur le web, tu n'es pas connu », insiste un membre. Comme des milliers de jeunes, la French Touch utilise le net comme la vitrine de ses exploits scéniques. Un média qui leur a permis de découvrir un mouvement venu de la capitale.
Réunis autour d'un sirop de grenadine, cinq membres de la team neversoise racontent leur petite histoire fiers de leur notoriété "virtuelle". Pago, Pez, Yarni, Luka et Kim, le réalisateur, ont entre 18 et 20 ans. La Tecktonik leur a permis de renouer avec la danse : « Avant, on allait en boîte pour boire des verres et draguer, maintenant, on y va aussi pour danser. Au départ tout le monde nous regardait avec des yeux ébahis. Aujourd'hui, beaucoup se mettent à danser ». Désormais, la danse fait partie de leur quotidien : « On s'entraîne chez nous. On ne décroche jamais totalement ». Une attitude qui peut faire sourire certains passants _ « On se fait un peu chambrer », reconnaît l'un d'eux _ mais qui n'entament pas leur passion. Le terme commercial et péjoratif de Tecktonik commencerait même à les irriter. « On est des night-clubbers », résume Pierre. Quant à la danse et à son look coquet, ils en sont fiers : « C'est un moyen de s'affirmer. Les filles avaient le maquillage, nous, rien ». Retrouvez un florilège de vidéos réalisées par des danseurs du département sur notre site Internet.
Merci a Tous ...